Elle joue, danse et chante l'Evangile

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© Alliance Presse

Besoin de Dieu dans un pays miné par la violence

Danser, chanter et faire du théâtre dans un magnifique pays, apprendre l’anglais et découvrir une nouvelle culture. La belle vie? Pas toujours… En plus du stress quotidien d’étudiants débordés, Lydie a découvert un «pays exposé aux douleurs de ce monde». Les gens ne sont en sécurité nulle part, pas même sur le campus. La faute aux gangs et à la criminalité. «Cela m’oblige à être plus dépendante de Dieu. J’ai aussi appris que la sécurité n’est pas un acquis: nous habitons dans un monde violent et rongé par la douleur. Seul Dieu peut guérir cette douleur et être un vrai protecteur.»

Voilà une fille qui a de la peine à se tenir tranquille! Après avoir navigué pendant deux ans sur un bateau d’Opération Mobilisation, Lydie (22 ans) est maintenant en Afrique du Sud, où elle étudie la danse, la comédie musicale, le théâtre et le maquillage. Elle voit des vies brisées être transformées grâce à l’art, qu’elle vit avec passion et amour.

L’art attire plus que les mots
Artiste dans l’âme, Lydie a trouvé sa voie en s’engageant dans cette école d’arts de la scène en Afrique du Sud. «Cette première année a déjà confirmé ma passion pour la scène et mon désir de transmettre le message de l’Evangile par les arts». Et ça marche, ça, l’art pour parler de Dieu? «Jésus lui-même a utilisé les paraboles pour être plus visuel. Les jeunes ne viendraient pas forcément à l’Eglise pour écouter un sermon. Par contre, je crois qu’ils sont très attirés par le visuel, la danse, la musique ou le théâtre, qui peuvent leur parler plus que les mots». Lydie a pu le constater sur le terrain, puisque les étudiants de son école sont souvent en tournée dans les quatre coins du pays, pour visiter des enfants et des jeunes.

Ses spectacles ont changé des vies
«Nous présentons souvent une pièce sur la sexualité, à la suite de laquelle nous avons eu des témoignages dingues», raconte Lydie. Par exemple, une fille qui avait été violée par son père et par tout un gang, puis forcée par son copain à avoir des relations sexuelles, a été comme guérie par ce spectacle. «Dieu était devenu sa force», se souvient Lydie.
Son équipe est même allée dans les bidonvilles. La Suissesse a été hyper choquée de voir combien les enfants vivaient dans une grande misère. Mais quelle joie de leur apporter un peu de bonheur en leur enseignant des petites danses et en les initiant à de courtes pièces de théâtre! «Nous allons aussi visiter des écoles primaires et proposons des pièces aux élèves. C’est génial de les voir danser et chanter “I love Jesus”. On plante des petites graines dans leur vie!», continue Lydie.

«L’adolescence, c’est vachement dur»
Alors pas de raison de s’arrêter en si bon chemin. Lydie veut continuer d’utiliser ses dons pour parler de Dieu aux gens, en particulier aux jeunes. «J’aime les jeunes, j’ai découvert qu’ils ne sont pas si effrayants que ça, qu’ils ont juste besoin d’attention. L’adolescence est une période de la vie vachement dure, où l’on est mal compris et où l’on a besoin d’écoute». Lydie l’artiste veut être cette oreille pour écouter et être cette artiste porteuse de sens.

Jérémie Cavin

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