Le paintball, pas seulement pour les grosses brutes

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© Alliance Presse

Les joueurs de paintball sont-ils tous des militaires ratés qui recherchent des émotions violentes en se tirant dessus en tenue de camouflage? Ismaël, chrétien et président de l’association Paintball Area, te présente ce sport pas comme les autres…

A l’origine, flinguer le bétail…
Des joueurs s’affrontent, armés de fusils à air comprimé, qui lancent des billes de peinture biodégradables. A l’origine, les paysans utilisaient cette technique pour marquer leur bétail à distance. «On peut imaginer que le sport est né quand les fermiers ont commencé à se tirer dessus», rigole Ismaël.

A l’attaque!
Il existe deux familles de paintball. Dans la première, les joueurs courent comme des dératés (mais avec prudence et selon une stratégie d’équipe) sur des terrains en herbe, parsemés de modules gonflables. Il existe même des compétitions et championnats selon cette formule (le sport est très répandu en France et aux Etats-Unis. En Suisse, on recense cinquante clubs).
L’autre facette du paintball, c’est les batailles en forêt ou dans des bâtiments désaffectés. En tenue de camouflage, les guerriers doivent faire preuve d’intelligence pour atteindre certains objectifs selon des scénarios prédéfinis.

Pour les brutes assoiffées de sang? 
«Les joueurs de paintball ne sont pas des militaires pro-violence», se défend Ismaël. «Bien sûr, il y a quelques geeks ou des ados qui aiment bien les jeux vidéo, mais on a vraiment de tout et de toutes les classes sociales: des directeurs d’entreprise et des peintres en bâtiments, des étrangers et des Suisses, des jeunes et des moins jeunes». Ismaël témoigne qu’en cinq ans de paintball, il n’a jamais vu des joueurs en venir aux mains: «Ca reste un sport jovial, avec un bon esprit et un vrai respect de l’adversaire». Ce n’est pas un hasard si le paintball en forêt s’appelle le paintball-saucisse, avec les grillades et l’apéro qui suivent les échanges de tirs…

Un sport, vraiment?
On serait vite tenté de ranger le paintball dans la catégorie des sports qui n’en ont pas l’air. Mais Ismaël explique: «C’est hyper intense au niveau physique; on court d’un obstacle à l’autre. Techniquement, il faut répéter les phases de déplacement et de protection, couvrir le coéquipier, etc. Il faut aussi une bonne technique pour utiliser le matériel. Enfin, c’est un sport d’équipe, où tu as besoin des autres». Nous voilà convaincus!

Un truc à se faire mal?
Je ne sais pas toi, mais l’idée de me prendre une balle ne m’enchante guère. Ismaël confirme: «Il y a beaucoup d’adrénaline, parce que tu sais que tu peux te prendre une bille et que, sur certaines parties du corps, ça peut faire mal… Mais bon, on est tellement dans le jeu qu’on ne le sent pas trop!». Si peu d’ados se mettent au paintball, c’est aussi pour ça: les parents ne sont pas très chauds lorsqu’ils voient rentrer leur gosse avec des bleus…

Du paintball chrétien?
C’est avec plusieurs potes chrétiens qu’Ismaël a fondé son association Paintball Area, qui fait découvrir ce sport à la population en louant terrain et matériel. Depuis, d’autres les ont rejoints, mais les chrétiens continuent de témoigner de leur foi aux autres, par exemple en priant régulièrement ou en parlant de ce qu’ils croient. Ismaël a même pu faire venir des gars de son club à la Rencontre Jeunesse 2010, simplement parce qu’il y avait une activité paintball.

Jérémie Cavin

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